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 Sauvetage en mer. [Lilawenn-Sanaë Di Shadow et Dieu]

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Admin
Rang : Sur la Terre comme au Ciel
Mots égarés <br> : Une seule pensée suffit à me créer. Un seul geste et vous êtes nés.
J'ai exaucé son caprice. A vous de la satisfaire.
Vivez mes petits, vivez à en mourir. Tous ceci n'est plus qu'un jeu d'enfant.


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MessageSujet: Sauvetage en mer. [Lilawenn-Sanaë Di Shadow et Dieu]   Dim 29 Mar - 17:46


    - Nom : Hanna ; Age : 25 ans ; Avatar : Anne Hataway -

    Aucune chose n'avait pu être simple. Il fallait que tout ces êtres bornés en fassent trop pour au final être débordé et m'en donner cette responsabilité que je n'avais jamais eu. En nombre ils étaient bien plus que moi, même si je pouvais agir comme bon me semblait sur leur personne il n'en restait pas moins que je devais faire preuve de bonne figure (j'étais censé être le chef du "Bien") et puis ils se multipliaient trop vite. Quelle idée ! Lulu avait-il autant de problèmes avec ces hommes ou sa merveilleuse idée de leur lâcher les brides avait été plus que profitable ? Il me l'avait suggéré et dès le départ j'avais instauré cette règle. A croire que ces idiots aux grandes ailes aimaient la dictature. Le pire c'est que je n'y étais strictement pour rien. Gabribri avait bien compris l'idée et avait soigneusement évité tout sujet fâcheux. Il n'avait même pas évoqué cette satanée histoire de fidèle, un véritable ange.
    Les humains eux au moins avaient cette propension à ne laisser aucun ordre. La rue dans laquelle je marchait en était la preuve.
    C'était du rentre dedans à toute épreuve et il fallait être bien accroché. Mon corps de femme avait hérité de quelques bleus disgracieux, intolérable pour sa condition d'hôte. Comment pouvait-on évoluer chaque jour de sa vie dans une telle cohue ? Ce n'était pas ces grandes têtes blondes qui le pouvaient assurément. La densité était telle que je ne savais même pas si une des autres créature se trouvait mêlée à eux. Un peu de présence compatissante n'aurait pas été de trop. Ce que je voulais juste c'était une épaule sur qui pleurer. Aujourd'hui, Dieu est une femme et une femme en pleine dépression. Le maquillage cachait toute traces intolérable pour son plus grand bonheur.
    Je réussis à me glisser sur le côté de la masse. Là, longeant les magasins je pouvais m'arrêter en cours de route sans me déplacer contre mon plein gré. Ce que je voulais c'était un endroit calme sans trop de monde mais relativement bien exposé. L'ennui c'est que le monde était tel que la marge me collait relativement près des vitres ; en quelques instants je me retrouvais la moitié de la figure collée contre une vitre d'un des nombreux café. De biais je pu plonger mon regard à l'intérieur, intérieur pour le moins agréable et non fréquenté, une douce odeur de café m'appelait déjà. Mon nez dériva vers l'odeur, mes pieds aussi, je marchait désormais en crabe. Je lançais un coup de talon à la cantonade perverse dans mon dos. Des idiots il y en avait, par millier (et je sais de quoi je parle). Ce n'était pas le jour de m'énerver, par le jour pour manger une vitre et je ne trouvais toujours pas la porte.

    Un bruit de choc mou m'appris que, par hasard, je m'étais cogné à quelqu'un. Je sentais sa présence, ne pouvant la voir - puisque la tête dans l'autre directions sans aucune liberté de mouvement - je tendis ma main du bord inconnu et m'appris que c'était une personne de petite taille. Enfant ? Gnome ? Je n'osais pas s'aventurer sur sa nature. Ce que je désirais par dessus tout c'était pouvoir me tourner pour marcher dignement. La vie n'était pas toujours un fleuve tranquille, j'en faisait la dure expérience.
    Un instant je me cru perdue quand deux petites mains potelées me saisirent. Sachant que c'était désormais mon seul moyen de salut je suivais docilement sur quelques mètres. Qui avait-il de mal à ça ? En plus je me retrouvais nez à nez avec la porte salutaire. En posant ma main sur la poignet je n'avais plus qu'une envie, me noyer dans la boisson. Je ne pouvais toujours pas voir mon sauveur aussi je rentrais dans un seul élan dans la pièce. Je fis en rapide tour sur moi-même pensant que les mains potelée m'avaient suivies, ce qui était le cas. Ce n'était rien de plus qu'une enfant. Enfin, rien de plus n'était pas l'expression, elle avait sans doute un truc en plus d'une enfant normale. Son visage me rappelait celui de mon secrétaire : innocent et radieux. Se pourrait-il que se fusse un de mes ange ? Je n'en était pas vraiment sûr, mon enveloppe charnelle gênait certains pouvoirs. Mais ange ou pas, elle avait méritait ma reconnaissance. Aussi je décidais de l'inviter à ma table. Puis un enfant savait être de meilleure compagnie qu'un adulte.
    Je me baissais à sa hauteur pour la regarder dans ses yeux extrêmement absents.

    « Ça te dirais un bon chocolat chaud et des gâteaux ? »

    On ne devait pas parler aux inconnus, c'est ce qu'on apprenait aux enfants, mais cette fille là hocha la tête avec un sourire d'entendement. Nous nous dirigeâmes toutes les deux à une table sans proche voisinage. Je pris la carte et lui tendis.

    « Vas-y prend ce que tous ce que tu veux. »

    Mais elle me la rendis avec un sourire d'excuse. J'étais de plus en plus convaincu qu'elle n'était pas humaine, c'était vrai, mais son immortalité ne l'avait pas dotée de la vision.

    « Oh, bon alors on va prendre un mélange de tout d'accord ? Garçon! Je voudrais tout ça, c'est possible ? »
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Rang : Ange Lambda
Mots égarés <br> : L'enfance. Cette heureuse et brève période de l'existence où l'on a tout juste assez de conscience pour savourer la joie d'être et d'inconscience pour ignorer les difficultés de la vie.

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MessageSujet: Re: Sauvetage en mer. [Lilawenn-Sanaë Di Shadow et Dieu]   Sam 4 Avr - 22:37

    La vie n'avait pas changé. L'immortalité n'était peut-être pas une aubène... Cela faisait des décennies qu'elle avait attendu ce moment où elle pourrait profiter de cette dite chance d'être immortelle. Patience est mère de vertu, son attente n'avait pas été vaine. Les portes du monde lui avaient été rouvertes. Elle ne savait pas à quoi ressemblait le monde, mais elle l'imaginait bien plus beau que ce qu'il n'était réellement... Lilawenn avait été bien aidée durant les premières années de son éternité, cependant, elle avait préféré se débrouiller seule. C'est une jeune fille très solitaire qui ne recherchait pas l'aide des autres ni aucune reconnaissance. Ce qu'elle voulait, c'était pouvoir vivre comme si jamais elle n'avait été tuée. Elle ne pouvait pas se rendre à l'idée de ne pas avoir put vivre comme elle aurait dût. C'est pour cela que dés qu'elle a put, elle s'est détachée de sa vie d'ange pour revenir sur Terre et ne plus se soucier de rien d'autre que sa vie d'humaine qu'elle retrouvait. C'est ce qu'elle pensait : retourner sur Terre revenait à revenir à sa vie d'être humain.

    Mais si tel avait été le cas, jamais elle n'aurait put survivre seule, aveugle et muette par choix. Personne n'avait jamais su pourquoi elle s'obstinait à rester sans voix... Sa voix devait sûrement être très douce et mélodieuse, cependant, elle ne voulait pas l'entendre. Le pour quoi en restait un mystère bien dur à résoudre ! Mais aussi contre la nature humaine, elle avait cette capacité de savoir ce que pensent les autres. De cette façon, elle parvient aussi à leur parler, enfin c'est plus compliqué que cela. Elle ne parle pas par la pensée, elle se contente, lorsqu'une question lui est posée, d'influencer la personne en face d'elle à considérer qu'elle acquiesce ou non si jamais la question posée est fermée. Pour ce qui est des questions ouvertes, elle n'y répond pas. Tout cela a fait qu'elle a souvent été regardée de haut. Mais ce don qu'elle avait lui avait servit plus d'une fois. En effet, elle a put éviter toutes les personnes qui pourraient être mal intentionnées envers elle ou quiconque. De ce fait, elle est parvenue à survivre dans cette jungle qu'est le monde sans contraintes. Même son handicape n'en était plus un. Elle imaginait avec une très bonne précision son environnement. Elle touchait un meuble et elle pouvait pour le décrire dans le détail. Son ouverture d'esprit l'ayant sûrement orienté vers la télépathie fait qu'elle peut aussi facilement éviter les obstacles vu qu'elle ressent les ondes que dégage n'importe quel objet ou personne.

    Ce n'est donc pas par hasard que cette dame la rencontra. En fait, Lilawenn-Sanaë l'avait fait exprès. Elle déposa ses mains sur elle avec un visage neutre, sans expression aucune. mais même aussi indifférent, la visage de la jeune fille paraissait angélique et digne de confiance. Elle put découvrir par ce contact que la dame était assez grande comparé à elle. Elle était mince et avait une fine poitrine accordée à ses formes peu généreuses. Elle devait avoir un visage aussi très fin et sa peau était très douce. Elle avait une particularité contrairement aux autres personnes que Lila avait put rencontrer. Son esprit semblait d'une grandeur incommensurable ! C'était impossible de, soit, penser à autant de chose à la fois, soit de contenir autant de souvenirs, soit, d'être aussi... Grand. A moins que cette jeune femme n'abrite une divinité supérieure, cela ne pouvait pas être expliqué. Cependant, Lila n'avait jamais été en contact avec une divinité ou encore Dieu lui-même. Les plus grandes personnes qu'elle avait rencontré étaient des archanges, c'est tout. Il faut dire qu'elle n'avait jamais vraiment désiré être intégrée dans la société de l'au-delà, tout ce qu'elle voulait, c'était vivre son temps.

    La jeune femme qui longeait les vitrines sur le trottoir semblait chercher à se retirer de la foule de gens qui affluait de part et d'autre de la grande avenue. Comme une sortie de secours, la dame entra dans ce café. Lila reconnaissait l'odeur qu'elle aurait put sentir à l'autre bout de la rue. C'était un petit café de centre-ville où se retrouvaient les couples et les amis durant leur pause de midi et après leur travail. Il devait y avoir une surface de soixante mètres carrés disponible pour les clients. Le comptoir se trouvait à une distance incalculable pour Lilawenn. A l'entrée, une marche qu'elle faillit sous-estimer. Le sol était formé d'un carrelage clair qui avait été nettoyé le matin, c'était encore un peu collant du produit qui avait été mal dilué dans l'eau lors du passage du balai nettoyant. Il y avait environ une trentaine de personne dans les lieux vu la chaleur qui était assez dense. On ressentait aussi la luminosité intense des grandes vitrines où le nom du café était imprimé en gros, faisant quelques points d'ombre qu'elle devinait. La jeune femme qu'elle suivait depuis quelques mètres se retourna vers elle puis se mit à sa hauteur. Elle senti son souffle se rapprocher de son visage. Elle sentait aussi son regard qui se plongeait dans ses yeux lumineux mais immobiles.

    La dame qui lui était inconnue mais qui lui paraissait si familière lui proposa un chocolat chaud et des gâteaux. Comme tout enfant qui se respect, Sanaë ne pouvait guère refuser. Elle hocha alors la tête pour signifier son appréciation ce qui entraîna, de la part de la jeune femme, la quête d'une table un peu éloignée de la foule. Une fois assise, Lila tenta d'orienter sa tête vers son regard qu'elle sentait - contrairement au sien - présent et chaleureux. Lilawenn senti le vent que provoqua le mouvement de la jeune femme lui tendant la carte qui indiquait les divers mets proposés par l'enseigne. La fillette sourit timidement afin de faire comprendre à sa compagnie qu'elle ne pouvait pas lire la carte. Cette dernière ne s'y trompa pas, elle comprit parfaitement qu'elle était aveugle et proposa alors de faire un mélange de tout ce qu'il y avait. Lila afficha à nouveau un sourire. Tout comme les autres de sa races, elle n'avait pas de besoin physionomique, cependant, elle pouvait encore ressentir l'agréable sensation réchauffante d'une gorgée de chocolat chaud caresser lentement son œsophage tout comme elle pouvait sentir le vent faire virevolter ses longs cheveux châtain le soir lorsqu'elle marche le long d'une étendue d'eau.

    Après que la dame en face d'elle eut demandé au serveur leur petit mélange, Sanaë sorti de la petite sacoche qu'elle avait accroché à sa ceinture un petit crayon puis tâta la table afin de trouver une serviette. Elle en trouva une et la ramena vers elle afin d'écrire dessus Totevass-Nesea. Elle fit ensuite glisser le support vers l'inconnue tout en gardant son crayon à la main. On pouvait voir sur ce crayon qu'elle y avait gravé son prénom, Lilawenn-Sanaë. Peut-être que cette femme ferait le rapprochement, ou peut-être se contentera-t-elle de lui demander ce que cet assemblage de lettre pouvait bien vouloir dire. C'était tout de même assez simple, d'accord, cela ne marchait pas du tout pour Lilawenn, cependant, pour ce qui était de Sanaë, ce même prénom dans le langage qu'elle s'était inventé, avait un équivalent qui en était le parfait anagramme : Nesea. Mais peut-être n'était-ce pas évident pour tout le monde. En tout cas, mis à part la langue parlée, Lila ne savait guère écrire dans la langue utilisée par les Italiens ni quelqu'autre langue. Vu qu'elle ne voulait pas parler, il allait être difficile à la jeune femme de la comprendre si elle ne cherchait pas à décoder son alphabet...

    Laissant le crayon à côté de la serviette, Lilawenn s'occupa de refermer la fermeture Éclair de sa sacoche. Elle était attachée par une boucle à la ceinture noire de cuir qu'elle avait autour de sa tunique blanche immaculée. Enfin, pas tant. Le pan de sa longue robe était sali par la poussière et le sable volant dans les rues où elle errait la plupart de ses journées. Elle avait cette robe à manches longue depuis son arrivée sur Terre. Elle ne l'avait pas quitté car elle n'en voyait pas l'utilité. Parfois, elle allait trouver un court d'eau afin de la nettoyer. Souvent, elle retroussait les manches ce qui leur donnait une forme médiévale. La modernité ne se voyait sur elle qu'avec ce chapeau noir qu'elle mettait parfois. Cela dit, elle l'avait égaré il y a de cela deux jours déjà. Mais ce n'était qu'un infime détail sans importance. Avec ses cheveux qu'elle gardait souvent détachés, c'était presque évident qu'elle était un ange. Pourtant peu de gens pensaient possible qu'une fille aussi jeune qu'elle soit éternelle. En général, les anges qui ont été humains gardent une tranche d'âge n'allant pas plus bas que les vingt ans, tout du moins en moyenne. Alors du haut de ses dix ans, on pouvait douter qu'elle soit vraiment un ange. Cependant, après tout, tous les enfants étaient des anges, non ? C'était là aussi un facteur qui faisait que les gens ne soupçonnaient pas Lilawenn-Sanaë d'être une créature de Dieu.
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MessageSujet: Re: Sauvetage en mer. [Lilawenn-Sanaë Di Shadow et Dieu]   Mer 8 Avr - 22:15

    [Légère différence de nos pronoms personnels. Oh et puis on s'en fout X)]

    De ses yeux émanait une douceur enfantine, peu commune pour une enfant de son âge. A présent mon pressentiment devenait une certitude. Elle avait quelque chose en plus des autres gamins qui couraient un peu partout dans la salle en jouant à cache-cache. Sans doute l'âge qui devait être plus grand que son apparence. Ce n'était pas un archange, j'étais sûr de les connaitre tous. Devenir archange n'était pas à la portée de tout le monde. Il fallait de la volonté, de l'ambition, l'envie de gouverner et surtout être patient. Mon Petit Exterminateur avait attendu presque 2000 ans alors imaginaient les autres. Je n'avais presque jamais rencontré d'ange lambda - avaient-ils trop peur que je les foudroie ? Je n'étais pas plus méchant que leur supérieur hiérarchique, même moins - et il en avait tellement, je n'en connaissais même pas le nombre. Le statut d'ange était aléatoire, donné par des archanges spécialisés dans le domaine, et bien sûr il fallait avoir eu une vie relativement sans reproche. Si on l'avait choisis ce n'était sans doute pas pour rien. On avait fait en sorte que leur apparence corresponde avec celle qui les avait les plus marqués dans leur vie antérieure. Elle avait quoi ? Au plus 10 ans. Qu'est-ce qu'on avait pus faire à son âge pour mériter cela ? On est si candide à ces âges-là. Il s'était passé quelque chose de très grave. Mais je n'osais pas lui demander de peur de la blesser. On pouvait être très mature et ne pas avoir pansé toutes ses blessures.

    Je n'arrivais pas à détacher mon regard de ses yeux. Aveugle, mais pas sans défense. C'était un atout pour elle, elle n'avait surement pas envie de le changer. A moins que mes petits sous-fifres ne soient devenu sadiques à force de temps ? Gabriel l'était déjà, ils pouvaient toujours suivre son exemple. Je savais de source sûre que même un fan club avait été crée à son honneur et qu'il comptait de plus en plus de membres. Arrêtons de parler de lui, il finirait par prendre la grosse tête.

    Un mot, écrit au crayon sur une des jolies serviettes de l'établissement, se glissa vers moi sans bruit. Les lettres étaient droites, sans heurt, inhabituel pour une personne sans vue. Je posais lentement mon regard vers ce petit bout de papier. Étonnant ce qui pouvais ce dire avec ces petites choses. Je te quitte, Je t'aime, C'est moi qui l'ai fais, Je suis innocent... Mais rien de cela ne m'étais destiné. Je ne pouvais espérer de véritables déclarations d'amour, brûlantes de passion, que l'on adressait à ces magnifiques mortelles. Non, moi on m'adorait, mais on ne devais pas m'aimer. Personne ne pouvait-il donc tomber véritablement amoureux de moi ? Pour ce que je suis et non ce que je représente ? J'avais fais le douloureux constat que j'étais tout, je représentais tout. Alors, je me contentais d'aimer les autres.

    Totevass-Nesea voilà ce qu'elle me disait. Intuitivement, je savais que ça la concernait. Fallait être complètement dérangé pour y lire autre chose, certes. Je n'y reconnaissais aucun code aucun langage. Surement une de ses inventions. Le mutisme et l'aveuglement lui avaient donné un monde intérieur plus qu'étendu. Comme je ne connaissais rien de son jargon je décidais de plonger un instant dans son esprit. Juste le temps de savoir ce que cela voulait dire. Je murmurais un Excuse-moi à sa conscience et je surprie son air intrigué.

      « Lilawenn-Sanaë... Non ? Je rajouterais aussi Di Shadow. Ne sois pas surprise. Je ne te veux rien de mal. Ta compagnie me sera précieuse. De plus tu es ma sauveuse. Je n'ai plus l'habitude de la foule. Un autre gâteau ? »

    Je pris moi-même une autre excellente pâtisserie au chocolat. Qu'est-ce que ces hommes pouvaient être doués quand ils le voulaient vraiment ! Et pas seulement qu'en fourberies et leurs pratiques horizontales ! A cet instant je les louais tous pour leurs talents.

    Cette jeune fille me donnait son nom, preuve qu'elle voulait me faire confiance. Qu'avait-elle comprit de moi ? Le fait de lui avoir parlé par pensée avait dû lui donner un indice mais comment deviner qui j'étais quand je pouvais être tout ? Une aussi grande étendue devait être difficilement discernable même pour un des dieux principaux. Que m'était-il passé par la tête ce jour-là ? Oh oui, je me souviens que les hommes s'étaient mis en tête de représenter leurs caractères, leurs envies, leurs angoisses. Qui avait-il de mal à ça ? Il fallait leur donner une réponse. Je l'ai fais, ils restaient mes enfants même s'ils me détestaient parfois [la semaine dernière 300 000 Gros C*n qui m'étaient adressés, je ne parle pas des autres insanités]. J'étais miséricordieux alors je leur ai pardonné et sans mon fils mort sur la croix pour sois-disant pardonner tous les pêchers des hommes ; et gnagnagni... gnagna. L'idée n'avait pas été de moi.

    Après de longues minutes de silence je me décidais à le rompre, en chuchotant.

      « Tu... tu es un ange n'est-ce pas ? Avec un handicap comme le tien tu as sans doute développé autre chose non ? Tu dois même avoir une sorte de pouvoir je pense. Je ne suis entré dans ton esprit que pour comprendre ton langage. Je n'ai pas osé aller plus loin. Chacun son jardin secret. »

      « ... »

      « Oui moi aussi j'en ai un de gros, tu ne pourrais même pas le voir en entier. »

      « ... »

      « Sais-tu qui je suis ? »


    [Je ne sais comment continuer pour l'instant, si tu as une idée envoie-là moi par mp ]
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Sauvetage en mer. [Lilawenn-Sanaë Di Shadow et Dieu]

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