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 La seule chose qui permet à l'homme de vivre, c'est l'acte. [U.C]

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Rang : électron à la liberté intolérable. [img]http://nsa03.casimages.com/img/2008/12/30/mini_081230015449440511.png[/img]
Mots égarés <br> : Alors c'est ça la vie ? Ces heures passées à se détester cordialement parce que c'est la haine qui nous protège des pires insanités ? Ces mois et ces années gaspillés, défenestrés, anéantis à l'insu de leur plein gré ?




Je est un autre.
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MessageSujet: La seule chose qui permet à l'homme de vivre, c'est l'acte. [U.C]   Dim 8 Fév - 21:16

  • PERSONNALITE

Nom : La question ne s'est jamais posée.
Prénom : Sophie
Âge : 18 ans
Groupe : Humaine
Rang occupé : "Fille" de Dieu
Personnalité sur l'avatar : Ellen Page

  • JOUEUR

Age : 17 ans.
Disponibilités : Quand je peux.
Comment avez vous connu le forum ? : Lors d'une conversation intérieure.
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Mots égarés <br> : Alors c'est ça la vie ? Ces heures passées à se détester cordialement parce que c'est la haine qui nous protège des pires insanités ? Ces mois et ces années gaspillés, défenestrés, anéantis à l'insu de leur plein gré ?




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MessageSujet: Re: La seule chose qui permet à l'homme de vivre, c'est l'acte. [U.C]   Sam 21 Mar - 17:48

Citation :
Sophie - Alors c'est ça la vie ? Ces heures passées à se détester cordialement parce que c'est la haine qui nous protège des pires insanités ? Ces mois et ces années gaspillés, défenestrés, anéantis à l'insu de leur plein gré ? C'est ce ballet de contraire qui essouffle, étouffe ? Toutes ces choses que l'on entend et répète en les serrant fermement jusqu'à ce que le médecin prenne le soin d'énoncer l'heure du décès ? C'est entendre dire et « sans tendre » dire que c'est foutu, gangrené de l'intérieur et porter ses mensonges en bandoulière ? C'est se faire imploser les tympans pour prouver leur existence ? Mourir par attirance ou inadvertance, une dernière chose avant la révérence ? Ou peut-être juste une suite de sentiments enchevêtrés. Est-ce que vivre c'est être ? Et mourir, c'est le point final qui nous donne le droit de commencer à vivre ?

Dieu - Oui, c'est ça.

Sophie - ...

Ecoute. Je ne te demanderai pas de me dessiner un mouton, je n'oserais pas. Je voudrais juste que tu m'écrives une histoire pour m'esquisser le rêve ; tu sais, cette chimère où tout le monde ne s'aime pas mais où l'on est si héroïque ? Non, bien sûr, tu ne sais pas. Tu n'es pas mon omniscient, juste un autre être fantasque que j'ai façonné. Essaie de saisir alors : je veux être un personnage tragique, une Sophie de chez Racine, tu suis ?

Dieu - Jusque là, oui.

Sophie - Laisse-moi donc une chance de trouver ma place, de jouer mon rôle. Renvoie ici êtres de vice et de vertu jouer avec les innocents. Rappelle sur Terre anges et démons, bonheur et tristesse et toutes les autres antithèses. J'imagine un monde de paroxysmes et pas juste ces douleurs bénignes, déchire-nous. Fais-moi vivre, je t'en prie !

Dieu - Sophie...
________________________


Aujourd'hui, en 2009.

Les pages d'un livre laissé là au détour d'un ennui tentant de s'enfuir sous la brise d'une fenêtre qu'on avait refusé de fermer, les voix provenant d'une rue trop animée, au milieu de l'été, où les gens passaient en aveugle s'engouffrant par l'ouverture providentielle, une salle quasiment vide s'emplissant sous la contrainte et en son milieu une fille immobile fixant un mur à l'étonnante clarté. Ceux qui vivaient là la connaissait, tous avaient un jour prononcé son prénom entre deux interrogations. Sophie. Rien ne semblait pouvoir la troubler, ni l'absence de lézarde dans l'ouvrage qu'elle contemplait, ni le bruit suave des pas qui s'approchaient d'elle ramassant au passage l'écrit aux pages cornées, observant la couverture sans étonnement. Voyage au bout de la nuit de Céline ; l'un des premiers qui avait été imprimé. Celui qui avait ce jour-là l'apparence d'un vieil homme, comme pour souligner sa fatigue soudaine, resta debout un peu derrière celle qui était devenue bien plus qu'un animal de laboratoire à observer, décortiquer et puis jeter. A vrai dire, si elle avait été un jour cela, ce n'était que dans l'esprit de certains égarés.

    « Tu étais exactement à cette place hier soir.
    - Et toi, tu ne dors jamais. Je te plaindrais presque : tu ne connais pas les rigueurs de la veille.
    - Je suis Dieu, je ne me laisse pas ce temps.
    - Je suis Dieu avait-elle repris en écho. Voilà qui résout tout.

    Un silence ; il y en avait des milieux qui creusaient leurs conversations laissant le temps s'égrener entre deux réflexions. Il n'était pas question de calmer Sophie à travers ces attentes, elle ne sortait qu'extrêmement peu de ses états. Il l'avait appris bien assez tôt.

    - Que ressent-on lorsqu'on lâche cet aveu de supériorité avec tant de détachement ? Te sens-tu te gorger d'une fierté sans cesse renouvelée ?
    - Rien ne naît alors en moi, crois-moi. Ou crois en moi si cela te plaît mieux.. Il esquissa un sourire. Il fait beau, tu devrais sortir.
    - Je sais, il faut que je vois de plus près les dégâts de mon nouveau jouet. Ne poussons pas trop loin les caprices... son regard jusqu'alors marqué par le vide sembla être traversé par une étincelle M'en veux-tu d'être ainsi ? Ne suis-je pas la dure confession d'une défaite en tant que représentation de tes créations ?
    - Je ne sais plus qui tu es, Sophie.

    Il n'y avait rien à répondre, le sourire qui colorait ses lèvres semblait soudainement envahi par la lassitude.

    - Désolé. »

Ce n'est pas une scène à laquelle on assiste, l'aspect en est plutôt dérangeant. Cette jeune fille de même pas dix-huit ans s'adressant à Dieu comme une enfant bien mal élevée à un parent dépassé, sans même le regarder. Elle n'est pas méchante, beaucoup de ces immortels aiment la jeune fille et ses interventions même si beaucoup dérangent. Ils ont besoin des vagues tumultueuses son sang pour venir revigorer leur présent perdu dans l'éternité. Elle les perturbe et ne fait que répondre «
Je ne me pose pas de questions, elles viennent seules glisser sur moi. ». Alors ils s'étonnent tous un peu de la voir s'ennuyer alors qu'eux s'occupent depuis des milliers d'années. Elle est bien, à leurs yeux, l'incarnation d'une certaine humanité.

________________________


Dieu était parti. Il partait toujours, parfois sans qu'elle ne s'en rende compte. Mais ce jour-là, elle ne resterait pas seule à ruminer dans le silence, ne parvenant pas à se décider à sortir. Il fallait que quelqu'un d'autre vienne, qu'ils défilent seuls ou en vagues et viennent se divertir. Parce que, pour eux, c'était bien ça la vie : un long fleuve de courts jeux dont on tenté de cultiver la diversité.


    « Sophie...
    - Lucifer...
    - Tu mourras assise ici.
    - Zut !

    Ils adoraient parler de sa mort entre eux, c'était un des divertissements divins mais ils savaient tous deux que si le temps roulait sur elle comme il le faisait sur tous ces êtres de chairs, si faibles, elle était à part que, d'un geste, elle pourrait arrêter sa course folle. Lucifer ou Dieu, l'un des deux lui donnerait ce qu'elle finirait bien par demander. Un autre caprice, une envie soudaine, et elle obtiendrait l'éternité.

    - Tu n'es pas bien drôle aujourd'hui.
    - Ca arrive même aux meilleurs d'entre nous. C'est le printemps aujourd'hui, ils sont tous heureux mais moi je suis une résistante. Personne ne m'aura !
    - Et jusqu'à quand durera cette rébellion ? L'arrivée de l'automne ou de l'hiver ?
    - Laisse-moi encore quelques heures...
    Je dois sortir aujourd'hui, le monde change à ce qu'on dit. Imperceptiblement mais je veux être de celles qui occupent le premier rang. »

    [A FINIR]


________________________

Sophie
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Nombre de messages: 27
Points: 57
Date d'inscription: 04/02/2009

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Mots égarés: Alors c'est ça la vie ? Ces heures passées à se détester cordialement parce que c'est la haine qui nous protège des pires insanités ? Ces mois et ces années gaspillés, défenestrés, anéantis à l'insu de leur plein gré ?

MessageSujet: Qu'être ou ne pas être. | Ksénia Aujourd'hui à 19:21 Répondre en citant Editer/Supprimer ce message Supprimer ce message Voir l'adresse IP du posteur

[pour information, ceci est à la suite de ma présentation]



Lucifer la quitta à son tour, quelques flopées de mots vides plus tard, sans doute avait-il prévu d'autres divertissements et décidé de les avancer à la vue de la mauvaise humeur du jour. Ca passerait, comme toujours. Ils avaient toute une éternité devant eux. Sophie tenta de se replonger dans la lecture d'un des livres qui l'entouraient et dont elle finirait bien par connaître chaque ligne par coeur. L'effort fut en vain, autre chose montait en elle avec violence jetant tout littéraire loin d'elle. Sa journée aussi était sur le point d'être modifiée. Oui, l'éternité.

Et elle claqua la porte sur l'étouffement qui venait de la saisir de ses bras glacés. D'un pas pressé, comme poursuivie par une force impalpable, fantôme d'elle-même, elle descendit les marches de la bâtisse blanche dont elle occupait une tour, "à la manière des princesses" l'avait-on flattée. Son enfermement volontaire n'avait trop duré, elle s'étouffait dans son étreinte, et son côté lunatique venait de décider de prendre le large à la recherche de sa Terra incognita. Dans son élan, Sophie salua une dizaine de créatures divines avant de s'enfuir dans la réalité par une immense porte dont elle ne comprenait jamais comment elle s'ouvrait sous la poussée de ses frêles bras. Là, ayant atterri dans la rue, à l'air libre, elle se jeta dans la cohue de touristes. Elle n'était plus grand-chose, un rien au milieu d'hommes d'affaire pressés, de femmes inquiètes, d'enfants tout de pleurs et de cris et d'adolescents traînant des pieds pour des raisons toutes plus diverses que variés. Elle se mêla à cet ensemble sans pour autant se sentir l'une d'entre eux. La jeune fille n'était certainement pas celle qui était le plus 'à part' de la foule, suffisamment d'êtres que les humains auraient qualifié d'étranges, de monstres plus exactement, circulaient dans cette rue où les deux lieux de puissance les plus importants se côtoyaient. Enormément plus qu'on ne l'aurait deviné. Néanmoins, elle n'aurait jamais pu s'identifier à quiconque. Elle aussi, ne savait plus ce qu'elle devenait.

Humaine, elle ne l'était certainement pas complètement et ne pouvait se décrire ainsi ne serait-ce qu'à cause de sa connaissance. Combien de personnes empruntaient cette rue en une seule et même journée ? Des centaines ? Des milliers ? Et dans leurs guides, et dans leur routine, devinaient-ils le caractère de ce lieu ? Combien, parmi eux, savaient comme elle connaissait ? Savaient où ils se trouvaient mais savaient avant tout ce qu'il advenait de leur monde suite au caprice de la jeune fille qui déambulait à leurs côtés. Sur ses traits ne se lisaient que l'innocence d'un monde aux tours d'ivoire, aucune disgrâce ne venait balafrer son visage. Certains enfants, tous même, sont capables des pires crimes alors qu'ils ignorent les bases-même de la vie qu'on tente de leur imposer. De temps en temps, elle se demandait ce qui se passerait si, oubliant tout mensonge par omission, elle venait à leur dépeindre la vérité. Auraient-ils encore assez de courage et d'honneur pour punir une énième pandore ? Finirait-elle lynchée ? C'était plus d'honneur que de sa vie dont il serait question. Un fin sourire s'étala sur le visage de la jeune fille alors qu'elle se remémorait ses dialogues intérieurs tout en empruntant une voie au hasard, sur sa gauche. Cela ne pourraient arriver, elle était bien trop protégée. La Facilité peuplait son quotidien et ne semblait pas prête à la quitter en si bon chemin.

Elle marcha longtemps sans décision ni contrainte, il n'y avait nulle part où aller. Pas même une école où laisser passer le temps. Pourquoi s'encombrerait-elle donc de détails alors qu'elle disposait de tout le savoir chez elle ? Oui, c'était chez elle ce grand bâtiment qui défiait les nuages et où le blanc régnait dans une parfaite ironie – le Bien et le Mal n'avait rien de couleur, ils n'étaient presque rien. Un logis, pas même une maison, avec le Père mais où elle ne pourrait trouver aucune présence génitrice. Elle était issue de la même boue qu'Adam ; il n'y avait aucun parent pour elle. Sophie était plus neuve que tout, fraîche comme une goutte de rosée s'étalant à l'ombre d'une fleur et, en illusion, éphémère comme un papillon. Non, elle n'était définitivement pas à classer parmi les humains lambda.

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